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ToxidromeOrientation toxicologique probabiliste

Aucun signe renseigné

Fiches toxidromes

Signes cardinaux, agents en cause, premières mesures et pièges. Les posologies ne figurent pas : se référer aux protocoles du service et au centre antipoison.

Critères de Hunter

Toxicité sérotoninergique si exposition à un agent sérotoninergique et au moins un des critères suivants :

  1. Clonus spontané
  2. Clonus inductible + agitation ou sueurs
  3. Clonus oculaire + agitation ou sueurs
  4. Tremblements + hyperréflexie
  5. Hypertonie + température > 38 °C + clonus oculaire ou inductible

Dunkley et al., QJM 2003. Sensibilité 84 %, spécificité 97 % par rapport à l’avis d’un toxicologue.

Syndrome malin des neuroleptiques : consensus Delphi

  • Exposition à un antagoniste dopaminergique, ou arrêt d’un agoniste, dans les 72 h précédentes
  • Hyperthermie > 38 °C, à deux reprises au moins
  • Rigidité
  • Altération de l’état de conscience
  • CPK ≥ 4 × la normale
  • Instabilité sympathique : PA élevée ou fluctuante, sueurs, incontinence
  • Hypermétabolisme : FC +25 % et FR +50 %
  • Bilan négatif pour les autres causes (infection, toxique, métabolique, neurologique)

Gurrera et al., J Clin Psychiatry 2011.

Méthode

Toxidrome classe quatorze tableaux toxiques à partir des signes que vous renseignez, et donne pour chacun une probabilité. C’est une aide à l’orientation : le diagnostic reste clinique, et le centre antipoison reste l’interlocuteur de référence.

Utilisation

  1. Renseignez ce que vous avez examiné. Un signe non renseigné ne pèse pas dans le calcul : ne cochez « Non » que si vous l’avez cherché.
  2. Le classement se met à jour à chaque saisie. La rubrique « Pour affiner » indique le signe qui départagerait le mieux les hypothèses en tête.
  3. Le contexte (traitements accessibles, circonstances) est facultatif, mais il pèse fortement : il traduit l’anamnèse.

Modèle

Classifieur bayésien naïf. Pour chaque toxidrome, une table donne la probabilité d’observer chaque état de chaque signe. La probabilité a posteriori combine une probabilité a priori (fréquence relative des tableaux en urgence), le contexte et les signes observés :

log P(T | signes) ∝ log P(T) + Σ log RV(contexte | T) + α · Σ log P(signe | T) α = 0,65

L’exposant α tempère l’effet cumulé de signes corrélés entre eux (peau sèche et muqueuses sèches, par exemple), que l’hypothèse d’indépendance surestimerait. Les probabilités sont bornées entre 1 % et 99 % : aucun signe isolé n’exclut ni n’impose un diagnostic.

Le signe suggéré est celui dont la réponse réduit le plus l’entropie attendue du classement (gain d’information).

Les critères de Hunter, les éléments majeurs du consensus Delphi sur le SMN et les signes de gravité sont évalués séparément, par règles explicites.

Origine des données

Les définitions des toxidromes et leurs signes cardinaux sont issus des sources ci-dessous. Les probabilités conditionnelles sont des estimations d’experts dérivées de cette littérature : elles n’ont pas fait l’objet d’une validation prospective. Le pourcentage affiché exprime la cohérence du tableau avec chaque toxidrome, pas une certitude diagnostique.

Limites

  • Polyintoxications fréquentes : les tableaux se superposent et peuvent se masquer.
  • Plusieurs intoxications graves n’ont pas de toxidrome au début (paracétamol, lithium, colchicine, formes à libération prolongée).
  • Les causes non toxiques (hypoglycémie, sepsis, AVC, traumatisme, état de mal) doivent être éliminées.
  • Le tableau évolue : réévaluez et ressaisissez.

Sources

  1. Mégarbane B, Oberlin M, Alvarez JC, et al. Management of pharmaceutical and recreational drug poisoning. Recommandations formalisées d’experts SRLF-SFMU (avec STC, SFTA, GFRUP). Ann Intensive Care. 2020;10:157.
  2. Holstege CP, Borek HA. Toxidromes. Crit Care Clin. 2012;28:479-498.
  3. Hachelaf M, Capellier G, Danel V. Les toxidromes. Réanimation. 2006;15:364-369.
  4. Dunkley EJC, Isbister GK, Sibbritt D, et al. The Hunter Serotonin Toxicity Criteria. QJM. 2003;96:635-642.
  5. Gurrera RJ, Caroff SN, Cohen A, et al. An international consensus study of neuroleptic malignant syndrome diagnostic criteria using the Delphi method. J Clin Psychiatry. 2011;72:1222-1228.
  6. Nelson LS, Howland MA, Lewin NA, et al. Goldfrank’s Toxicologic Emergencies. 11e éd. McGraw-Hill; 2019.
  7. Baud FJ, Barriot P, Toffis V, et al. Elevated blood cyanide concentrations in victims of smoke inhalation. N Engl J Med. 1991;325:1761-1766.

Confidentialité

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Version 1.0 bêta · octobre 2026 · en test, ne pas utiliser pour la prise en charge d’un patient